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Templiers : Francesco Puppi à une seconde du record, Martyna Mlynarczyk dans l’histoire

Millau a vécu un dimanche de trail comme on en voit rarement. Ce 18 octobre, le Grand Trail des Templiers, course reine du Festival des Templiers disputé sur les Causses du 15 au 18 octobre, a accouché d’un double scénario d’anthologie : l’Italien Francesco Puppi s’impose à une seconde — une seconde ! — du record du parcours, et la Polonaise Martyna Młynarczyk pulvérise le chrono de référence féminin.

Puppi, la victoire au bout de l’obsession #

Francesco Puppi a bouclé les 80 kilomètres et quelque 3 500 mètres de dénivelé positif en 6 h 32 min 20 s, selon le compte rendu détaillé d’iRunFar. Le record du parcours, établi par Jonathon Albon en 2021, tient donc à une seconde près. Une seconde sur six heures et demie de course : de quoi refaire mille fois dans sa tête chaque ravitaillement, chaque relance sur les drailles caussenardes.

Pour l’Italien, c’est une première victoire sur l’épreuve après une deuxième place en 2023, rappelle Running Attitude. Derrière lui, les Français sauvent l’honneur collectif : Dimitri Morel-Jean prend la deuxième place à 7 min 07 s, et Benjamin Roubiol complète le podium à 11 min 49 s.

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Młynarczyk fait tomber le record féminin #

Chez les femmes, Martyna Młynarczyk a frappé fort : 7 h 41 min 18 s, soit un nouveau record du parcours. Pour situer la performance, la gagnante de l’édition 2025, Caitlin Fielder, avait mis près de douze minutes de plus. La Polonaise devance deux Françaises : Alexandra Cassan-Ferrier, deuxième en 7 h 46 min 22 s, et Audrey Tanguy, troisième en 7 h 51 min 05 s, d’après le classement publié par u-Trail.

Trois femmes sous les 7 h 52 sur ce parcours : la densité du plateau féminin de cette édition restera comme l’une des plus relevées de l’histoire des Templiers.

Les Templiers, un monument qui se mérite #

Créé en 1995, le Grand Trail des Templiers fait partie des classiques de l’automne. Son terrain est unique en France : les montées sèches des Causses, les sentiers en balcon au-dessus de la Dourbie, les passages techniques dans les éboulis calcaires. Contrairement aux ultras alpins, le dénivelé y est haché en une succession de bosses courtes et cassantes qui interdisent tout rythme de croisière. C’est une course de relances, pas de diesel.

Ce qu’on retient, à notre niveau #

Le chrono se joue sur les transitions

Perdre le record pour une seconde, c’est le rappel le plus brutal qui soit : sur une course à bosses, le temps s’évapore dans les transitions — le col de la casquette qu’on ajuste en marchant, le bidon qu’on remplit trop lentement, la relance molle en sortie de ravito. Travailler ces micro-moments à l’entraînement rapporte souvent plus que quelques watts de côte supplémentaires.

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Revenir sur une course qu’on connaît

Puppi, deuxième en 2023, revient trois ans plus tard et gagne. La connaissance du terrain s’accumule : savoir où le sentier casse les jambes, où l’on peut manger, où le vent accélère sur le plateau. Pour nos propres objectifs, c’est un plaidoyer pour la fidélité à une course : la deuxième ou troisième participation est souvent la bonne.

L’automne est une vraie saison de trail

Entre la Diagonale des Fous la semaine passée et les Templiers ce dimanche, octobre concentre certains des plus beaux rendez-vous de l’année. Les terrains secs, les températures fraîches et les paysages rougis font de cette période une fenêtre idéale pour performer — à condition d’avoir géré la coupure estivale et gardé du jus après les gros blocs de l’été.

Prochain rendez-vous pour les amoureux des Causses : l’édition 2027, où Puppi reviendra sans doute chercher cette seconde qui le sépare de l’histoire.

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